Boubaker Al Yadib est un blogueur Marocain de Guelmim, ville d’environ 110 000 habitants du sud du Maroc. Il dirige également l’association berbériste locale, Tamaynut.
Il a été arrêté le 26 janvier dernier alors qu’il se promenait près d’un marché en compagnie de militants Amazighs des Canaries, et placé en garde à vue. La police le recherchait depuis le 1er décembre 2009, après qu’il ait participé et couvert une manifestation d’étudiants Sarahouis qualifiée d’illégale par le pouvoir, dans la ville de Taghjijte, non loin de Guelmim.
Son procès a eu lieu le 28 janvier 2010, soit très peu de temps après son arrestation, et sans qu’aucun chef d’accusation officiel ne soit retenu contre lui. Cette justice expéditive est contre tous les droits humains et ne respecte pas les droits de la défense. Elle est donc par nature elle-même illégale.
Le tribunal de première instance de Guelmim vient de le condamner à 6 mois de prison et 500 Dirham d’amende (44 €) pour « dégradation des biens de l’Etat », « atteinte à un agent de l’Etat », et « participation à une manifestation illégale ». Il est emprisonné à Guelmim. Son avocat, Ahmed Darchil, a décidé de faire appel.
Le pouvoir marocain lui reproche surtout d’avoir organisé et relayé sur internet une grève des blogueurs pour « une semaine de deuil pour la liberté d’expression au Maroc ». Cette action, lancée par l’Association des blogueurs marocains, devait durer jusqu’au 31 janvier 2010, elle semble continuer à l’heure actuelle.
« Cette condamnation inique est un nouveau coup porté à la liberté d’expression au Maroc. Boubaker Al Yadib a été officiellement arrêté pour avoir participé à une manifestation illégale. Or, il apparaît clairement que les motifs de son arrestation et de sa condamnation sont liés à l’engagement militant du blogueur, sur Internet, en faveur de la liberté d’expression », a dénoncé Reporters sans frontières.
Le Maroc est régulièrement mis en cause sur la scène internationale pour le non respect des droits humains, et notamment de la liberté d’expression.







1 réponse ↓
1 ALLAM LATIFA // fév 3, 2010 à 9:13
chers blogueurs,
cela ne m’étonne guère, nous avons vécu sous une chape de plomb sous le reigne de Hassan II, je ne vois pas pourquoi cela va changer maintenant.
Nous avions peur de parler librement même à l’intérieur de nos maisons par peur d’être dénoncer par des voisins indélicats et à l’unif, nous étions entourés d’espions, les agents de l’état qu’on s’amusait à appeler les AWAX,
c’est vraiment malheureux, depuis que j’ai quitté le Maroc, je croyais que’il a changé, hélas non,
je suis de tout coeur avec toi Boubaker, personne ne peut comprendre sauf, les personnes qui ont vécu la même chose.
Vive la libérté, mais personne ne peut te prendre ta liberté de penser , même si ton corps est emprisonné, to esprit est toujours libre.
Courage.
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